La cellulite un phénomène connu
Précisons
qu’il s’agit d’un phénomène spécifiquement
féminin, tout à fait naturel, qui se traduit par une
accumulation de graisse sous la peau.
Ce sont des cellules appelées adipocytes (dont le diamètre
peut être multiplié par 10) qui assurent ce stockage
sous le contrôle étroit des hormones, en particulier
lors des grossesses ou à des moments précis de la
vie de la femme (puberté, ménopause, etc.).
A noter : il n’y
a pas de relation directe entre cellulite et surpoids.
Le fait d’éliminer tout ou partie de la cellulite permet
uniquement d’affiner une silhouette, un genou, etc.
Symptômes et facteurs aggravants
La cellulite peut
exister à différents stades :
Stade 0 : la peau a un aspect régulier
(debout ou couché) sans modification au pincement : il n’y
a pas de cellulite.
Stade 1 : idem stade 0, mais au pincement
apparaît la peau d’orange.
Stade 2 : aspect lisse en position
couchée, mais matelassé en position debout.
Stade 3 : la peau d’orange
est présente dans toutes les positions.
A
noter : la cellulite ne concerne que des zones spécifiques
du corps.
Le plus souvent la cellulite est infiltrée d’eau, conséquence
d’une mauvaise circulation. Les adipocytes en se gonflant
compriment les réseaux artériels, veineux et lymphatiques
qui les entourent, perturbant ainsi le retour veineux et l’élimination
des déchets du métabolisme local.
Enfin, il est clair qu’une alimentation déséquilibrée,
ainsi que le stress contribuent au processus d’implantation
de la cellulite.
Le
vécu
Une enquête réalisée en 1997 auprès d’un
échantillon de plus de 2 000 femmes montre que pour plus
de 50 % d’entre elles, la cellulite constitue une préoccupation
très importante.
Seul l’exercice physique régulier est efficace (natation,
jogging, vélo, etc.). Le travail des muscles à proximité
des zones touchées améliore la circulation et, par
ailleurs, la pratique d’activités physiques limite
le stress.
Les régimes ne résolvent pas le problème ;
les adipocytes ont tendance à surstocker en cas de régime
trop strict et l’élimination ultérieure de la
cellulite sera encore plus difficile.
Localisation
La cellulite se traduit au niveau de la surface cutanée par
un aspect irrégulier, granuleux, capitonné, souvent
accompagné d’une carnation marbrée. Les rondeurs
localisées sont identifiables à l’œil nu,
car la peau offre, à ces endroits, une apparence bosselée,
granuleuse. Si on presse la chair entre le pouce et l’index,
creux et bosses se succèdent et le pincement est douloureux.
Les rondeurs localisées n’ont pas de relation directe
avec la prise de poids. On peut être mince et avoir de la
cellulite, comme on peut prendre des kilos sans en être affectée.
On
distingue
deux types de rondeurs :
La forme diffuse, assez souple, occupe toute une région anatomique
et se trouve tout particulièrement sur les hanches, le haut
des cuisses, les faces internes des avant-bras, les fesses. La forme
ancrée, particulièrement rebelle , très indurée,
douloureuse, n’occupe qu’une partie d’une région
anatomique. Elle se situe souvent à l’intérieur
des genoux, des cuisses, aux chevilles, dans le haut du dos, au
niveau de la nuque (« bosse de bison »).Une sensation
de lourdeur dans les jambes, les pieds froids, des « fourmis
» dans les pieds, une fatigue précise des membres inférieurs
et des douleurs musculaires aux mollets peuvent être des symptômes
accompagnant les surcharges locales.
Les facteurs
favorisants
La cellulite se forme progressivement sous l’action de divers
facteurs, isolés ou associés.
L’hérédité :
Les facteurs héréditaires ont une influence indéniable
sur le nombre total des adipocytes. Certaines familles ou ethnies
semblent plus particulièrement sujettes à développer
des surcharges locales excessives. Mais l’influence des coutumes
alimentaires familiales aboutissant à une suralimentation
de l’enfant en bas âge, notamment en hydrates de carbone,
est une hypothèse également envisagée.
L’hyperfolliculinie :
Les femmes on le triste « privilège » des rondeurs
superflues. Hommes et enfants non pubères n’ont pas
de cellulite, ce qui signe la dépendance hormonale de celle-ci.
La femme possède deux types d’hormones ovariennes :
les œstrogènes (la folliculine) et la progestérone
qui règlent la vie hormonale. Un excès de sécrétion
d’œstrogènes (la folliculine) non composé
par une sécrétion suffisante de progestérone
peut favoriser une rétention hydrique dans l’organisme.
La rétention d’eau favorise l’installation ou
la réinstallation des surcharges locales. C’est un
des facteurs responsables du phénomène d’auto-entretien
de la cellulite. Ce dérèglement se manifeste tout
particulièrement au début de chaque cycle ovarien,
pendant la puberté et la grossesse, au moment de la pré
ménopause ou à l’occasion de troubles endocrinien.
Il apparaît un cortège de signes : congestion mammaire,
rétention d’eau, troubles circulatoires, irritabilité
et apparition progressive de la cellulite. Certaines thérapeutiques
à climat œstrogéniques prépondérant
peuvent également reproduire ce déséquilibre
? Par ailleurs, au stade de la puberté, les effets des œstrogènes
concernent essentiellement les adipocytes de la région trochantérienne
(bassin, cuisse) dont le nombre ainsi que le volume sont augmentés.
Cette nouvelle répartition du tissu adipeux au stade pubertaire
est aussi à surveiller.
Le stress et les troubles neurovégétatifs
:
La plupart des femmes cellulitiques présentent un terrain
d’hyperémotivité et des facteurs aggravants
comme des perturbations affectives ou sentimentales, des conflits
familiaux ou professionnels.
Le tout crée un déséquilibre neurovégétatif
qui perturbe la circulation périphérique, l’élimination
de l’eau et des déchets et concourt au développement
de la cellulite. Ce phénomène serait aussi dû
à la sécrétion d’hormones antidiurétiques
par les glandes surrénales.
L’insuffisance circulatoire :
La cellulite haute est souvent associée à un ralentissement
du retour veineux. La cellulite basse, quant à elle, est
toujours associée à des troubles circulatoires plus
sérieux (veineux et lymphatiques).
Les troubles digestifs :
Une mauvaise assimilation des nutriments, des troubles hépatiques
qui réduisent l ‘élimination des déchets
toxiques, la constipation sont autant de facteurs aggravants de
l’apparition de la cellulite…
Les facteurs posturaux :
Reins très cambrés, station immobile, station debout
prolongée, piétinements… contribuent à
accentuer l’insuffisance circulatoire. La plupart des femmes
qui ont une cellulite haute en culotte de cheval présentent
une exagération de la cambrure lombaire. La plupart de celles
qui ont une cellulite basse présentent un affaissement de
la voûte plantaire.
L’hygiène de vie :
Le manque d’exercice et de sommeil, la fatigue, le port de
vêtements trop serrés, les bains trop chauds provoquent
des phénomènes à l’origine de la cellulite.
(Source: Actu Pharma)